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Zumaia » Situation » Entourage naturel » Dune et fruits de mer de Santiago

Santixoko duna
Dune de Santiago

La rivière Urola naît dans les contreforts de la chaîne de montagnes d´Aitzgorri, et après environ 60 km, elle arrive à Zumaia, après serpenter plusieurs méandres depuis la voisine Iraeta. Avant de se jeter à la mer, l´Urola forme sur sa rive droite une barre étendue de sable et de limons où se développent deux importants écosystèmes côtiers. Au nord, et face au Golfe de Gascogne, se situent les dunes et le manteau de la baie, le marais.

Les matériaux géologiques qui apparaissent ici comprennent les périodes du Crétacé supérieur, avec le calcaire et les marnes, jusqu´à l´Éocène inférieur, formés par des sableux, de l´argile et des calcaires marneux. La transition depuis la période Crétacé au Tertiaire montre des calcaires et des marnes avec des couches rougeâtres, ce qui met en évidence la sédimentation des oxydes de fer.

Sur les substrats des calcaires et des marnes du Crétacé supérieur s´établit la barre de sables et de limons, de formation récente pendant le Quaternaire. Ces sédiments font partie de la plage et du marais, et atteignent des épaisseurs de jusqu´à 30 m.

Caliystegia soldanella
Caliystegia soldanella

Flore et faune de la plage et du marais

La plage et le marais présentent une végétation variée en fonction des conditions environnementales qui sont aussi diverses sur les sables du champ des dunes de Santiago et le jardin de la maison de Zuloaga. Le marais se développe en occupant la plaine de limons.

La plage (Dune)

Santixoko hondartza
Plage de Santiago

Sur la partie haute de la plage de Santiago, la végétation se distribue en bandes, en fonction de leur proximité à la mer. L´influence de la mer, son salpêtre et le vent créent un effet très desséchant. Le sol sablonneux qui absorbe l´eau très rapidement, accentue encore plus l´aridité environnementale.

Les plantes qui vivent à la limite entre la plage et la dune se battent continuellement pour l´espace contre la marée et le vent. Le manteau végétal est rare, et il est normalement composé de plantes annuelles au développement rapide, qui avancent vers la mer si les conditions le permettent.

Un peu plus en recul apparaissent de petits monticules de dunes mobiles où se dépose le sable transporté par les vagues et le vent, si bien ceux-ci le maintiennent continuellement en mouvement. Ici poussent des plantes vivaces qui développent de longs stolons pour se fixer dans le sable.

Derrière ces monticules se développent les dunes grises, plus stables et avec un tapis végétal plus dense. La mer est plus loin et la pluie traîne les sels vers des couches inférieures. Les pelouses de plantes stolonifères ou rampantes, les communautés de plantes annuelles, les surfaces nues et les pins maritimes forment de jolis mosaïques, entourés de plusieurs sentiers.

La zone adjacente à la limite de la propriété de Zuloaga est presque indépendante du domaine maritime et là-bas poussent des fourrés et mêmes quelques arbres.

Cakile maritima
Cakile maritime

L´extension de la grève de Santiago est réduite (3 hectares) et elle est soumise à une forte pression, qui se traduit par l´invasion de plantes étrangères à l´écosystème, Cependant, sa richesse floristique est notable ; on peut observer jusqu´à 49 espèces importantes, entre elles, plusieurs types de champignons.

Dans le jardin de la maison-musée de Zuloaga poussent des arbres (pins et cyprès, principalement) et plusieurs parties conservent des pelouses de dune en très bon état de conservation. La faune de la grève est surtout invertébrée; les groupes les plus communs sont les insectes, les araignées et les gastéropodes.

Autrefois, le lézard vert était fréquent et on y trouve des petits oiseaux qui nidifient dans les bois ou qui font une pause pour se reposer pendant leur migration.

Le marais

Padura, ontzioletatik ikusita
Le marais, vu des chantiers navals

Le marais se forme sur un terrain plat avec des dépôts de fins sédiments le long de plusieurs kilomètres dans l´estuaire de l´Urola. Il s´agit d´un entourage sélectif, avec une eau trouble à cause du matériel en suspension qu´apportent la rivière et la mer, c´est pourquoi presque toute la lumière est rapidement absorbée.

L´influence des marées détermine l´installation d´une végétation très caractéristique et spécialisée qui apparaît en bandes selon sa tolérance à la submersion. De cette façon, sur le niveau le plus bas, sur un substrat mou et peu solide, on n´observe que des algues vertes qui supportent sans problème d´être recouvertes par la marée pendant de longues périodes.

Sur les surfaces qui s´inondent pendant la marée haute d´ampleur moyenne, apparaissent tout d´abord les limons, des prairies de graminées qui fixent et soulèvent le substrat avec leurs racines, ce qui permet la présence d´autres plantes moins prêtes à faire face à la marée.

Basahateak
Canards Royaux

Sur ce substrat plus élevé apparaît une troisième frange végétale formée de plantes typiquement marécageuses qui occupent une zone très humide, riche en sels et apports de nutriments d´origine terrestre à travers la rivière. La végétation est dominée par des plantes halophiles et leur composition varie; les plus tolérantes se trouvent près de la mer et les plus sensibles s´en éloignent.

Au pied du talus de la route, où la marée n´arrive presque jamais et où il existe un apport d´eau douce à travers un ruisseau, poussent des joncs et des roseaux sauvages.

La rivière Urola présente deux zones intimement liées qui accueillent une avifaune: l´aire de Santiago et l´entourage de Bedua. On y a recensé environ 100 oiseaux en relation avec le marais.

Halimione portulacoides
Halimione
portulacoides

Les périodes qui accueillent le plus grand nombre d´oiseaux coïncident avec les grandes migrations. Le printemps est la saison où l´on observe un très grand nombre d´oiseaux dans l´estuaire, mais c´est en automne que les oiseaux qui visitent la région restent plus longtemps. Les volées de limicoles comme les bécasseaux, vanneaux, pluviers ou chevaliers sont habituelles.

Les canards nageurs sont en général assez rares; cependant, on peut observer, entre autres, le canard royal, le canard souchet, etc. Des oiseaux spectaculaires et malheureusement très menacés sont aussi présents, comme la spatule blanche, la bernache nonnette ou le héron cendré.

Zankaluzeak
Petites cigognes

Il faut souligner l´apparition annuelle d´un rapace peu commun. Il s´agit du balbuzard pêcheur, qui s´établit dans la zone de Bedua et qui cherche quelques fois à manger dans le marais de Santiago. Pendant l´hiver, l´avifaune se raréfie; les oiseaux qui restent dans la région pendant cette saison sont assez communs comme les goélands argentés, rieurs et leucophée, le bécasseau commun, le grand gravelot et le grand cormoran. L´aigrette garzette et le héron cendré, dont la colonie principale hiberne à Bedua, Gipuzkoa, sont des oiseaux communs dans l´estuaire.

Les espèces qui en hiver se trouvent en haute mer et souffrent une grande usure pendant les grandes tempêtes se réfugient dans l´estuaire.

C´est ainsi que la rivière Urola reçoit des oiseaux comme le labbe parasite, la macreuse noire, le petit pingouin ou le guillemot de Troïl.

L´été accueille peu d´espèces dans le marais; on peut observer des bergeronnettes grises et des bergeronnettes des ruisseaux, le chevalier guignette, des exemples immatures de goéland leucophée et rieurs, etc. Il faut souligner deux espèces nidifiantes: le canard royal qui se reproduit habituellement dans le jardin de la maison-musée de Zuloaga et le petit gravelot qui en fait de même dans la zone de Bedua.

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